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En
1918, le nouvel acquéreur Giovani Del Drago en fait
une escale où il s'arrête entre deux voyages
à travers le monde. Le château change à
nouveau de main à la Seconde Guerre mondiale et les
Fournier-Canard, importants agriculteurs de l'Aisne devenue
réfugiés, y habitent à demeure après
l'exode. C'est après la libération que l'achat
en 1948 par la mairie de Lens va redonner une nouvelle jeunesse
à la propriété transformée en
colonie de vacances pour les sept cent cinquante enfants des
mineurs. L'accueil des vacanciers nécessitera la construction
de dortoirs, de réfectoires, de salles de jeux, d'une
infirmerie et d'une piscine qui allait modifier la physionomie
des lieux.
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Cette belle
aventure se terminait pratiquement en 1983 malgré le relais
pris par la FOL du Pas-de-Calais pour les enfants d'Arras. Mis en
vente, ce domaine n'était acquis qu'en 1988 par Alexis Basques
qui voulait le transformer en un vaste complexe touristique et sportif
: ce plan ambitieux mais trop onnéreux n'aboutissait pas
et le château prenait triste figure au milieu de ses 29 hectares
de bois et de prairies jusqu'à l'arrivée providentielle
en 1998 de Monsieur Jacques Chevaux.
Il
est tombé amoureux du château et s'est attaqué
depuis maintenant plus de cinq ans à sa rénovation
avec une passion qui s'appuie sur la compétence et le sens
des réalités.
D'accord c'est un pari de faire revivre un
château plus qu'à demi-ruiné, et avec
humour, Jacques Chevaux se dit un peu "barjot"
... Originaire de Saône-et-Loire, il a de solides références.
Electronicien, il s'investit depuis longtemps dans la réparation
des demeures en perdition : il a déjà à
son actif les rénovations du manoir de Jugy, non loin
de Châlons-sur-Saône, de quatre maisons de caractère
et d'un immeuble. |