Six siècles d'histoire
Histoire contemporaine
Sa restauration
Au futur, un musée

En 1998, Jacques Chevaux achetait le château de Grossouvre, dont même la façade ne pouvait faire allusion : il était en ruines. Puissante forteresse moyenâgeuse au temps des Grivel, somptueuse résidence des Aguado, propriété d'un Maître de forges, colonie de vacances de la ville de Lens, ces multiples destins s'achevaient en 1983 et le château cessait de vivre, son par aux allées cavalières devenait impénétrable au sein de la propriété de trente hectares laissée à l'abandon. Et, malgré tout, il sut séduire son nouveau propriétaire, qui, seul, sans aides financières, le restaure avec bonheur.

Tout le bâtiment central est hors d'eau et les écoulements refaits en plomb comme jadis. Jacques Chevaux s'attaque à la troisième tour. Après avoir débroussaillé les lieux, il a mis deux ans à réhabiliter la grosse tour à bossages (dont les pierres on un aspect de point de diamant) et la ronde où l'ancienne échauguette a été transformée en passage vers la façade de la cour d'honneur, elle aussi restaurée.

La deuxième tour ronde a été elle aussi chapotée et ses pierres, mises à nues et rescellées. Jacques Chevaux a travaillé sur un échafaudage avec un système multipoulies, à quinze mètres de hauteur pour en refaire la couverture avec charpente cintrée et petites ardoises taillée par ses propres soins.

Une salle du donjon a également été restaurée, et transformée en galerie des armoiries des occupants successifs du château.

Suivront la dernière tour et la façade du septentrion qui regarde la pièce d'eau puis, plus tard, l'entrée par le pont-levis. Les travaux devraient encore durer trois quatre ans et à terme, le château sera divisé en deux parties, l'une pour l'habitation du propriétaire, l'autre pour un musée des armes anciennes.

En restaurant la façade ouest du château, il a découvert des latrines signalées par... un superbe fessier taillé dans la pierre. En explorant la salle du capitaine de la garde, il a retrouvé les oubliettes, ensevelies par trois tonnes de gravas. Bien décidé à s'en servir pour son musée, Jacques Chevaux s'attelle de temps en temps à les déblayer. Ces travaux ont aussi permis de mettre au jour un puit de huit mètres, une fenêtre à meneaux murée, un souterrain obstrué par des pierres d'une destination encore inconnue vers le château, qui va sûrement nous réserver bien d'autres surprises.


Véronique Lesches et Jacques Chevaux - 18600 Grossouvre - Téléphone : 02.48.74.09.32 - Mobile : 06.18.44.62.58
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